Nous sommes en avril 1942. Le croiseur britannique HMS Edinburgh quitte l'URSS en direction du Royaume-Uni avec 465 lingots d'or à son bord. Un trésor destiné à régler le matériel de guerre fourni par les Alliés, notamment les équipements américains.
Attaqué par les forces allemandes, torpillé puis sabordé au large de Mourmansk, le navire de la Royal Navy sombre dans la mer de Barents, entraînant la mort de cinquante-huit marins et emportant avec lui sa précieuse cargaison, comme le rapporte Popular Mechanics.
L'épave et son trésor restent sous l'eau pendant près de quarante ans. Il faut attendre la fin des années 1970 pour que le chasseur de trésors Keith Jessop décide d'organiser un consortium fondé sur le principe "pas de résultat, pas de paiement". Ce contrat lui permettrait de toucher 45 % de la valeur récupérée (si récupération il y a).
Seulement 5 lingots laissés à l'eau
Grâce aux archives et à plusieurs témoignages de survivants, l'équipe de Jessop parvient à localiser le bâtiment à quelque 400 kilomètres au nord-est de la baie de Kola. D'importants travaux de dégagement sont alors entrepris au beau milieu de munitions non explosées. Le 16 septembre 1981, le plongeur de 27 ans John Rossiter confirme la découverte de l'or.
Une première expédition permet d'extraire 431 lingots, d'une valeur alors estimée à environ 40 millions de livres sterling (soit l'équivalent de 47 millions d'euros). Le trésor est partagé entre le consortium, le Royaume-Uni et l'URSS. Vingt-neuf autres lingots sont ramenés sur la terre ferme lors d'une seconde opération menée en 1986, ne laissant que cinq lingots au fond des eaux.
