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Business en or : qui a raflé la mise au Mondial 2026 ?

  • 25 juil. 2026 14:13

48 équipes et 104 matchs : avec son format élargi, la Coupe du monde 2026 s'est imposée comme une gigantesque machine à sous, aux retombées très inégales.

La FIFA figure en première ligne des grands gagnants du Mondial : selon un article de la BBC, relayant les propos de Gianni Infantino, les recettes sur ce cycle de quatre ans devraient avoisiner les 15 milliards de dollars. L'instance a maximisé ses revenus grâce aux droits télévisés, à la billetterie, au sponsoring, mais aussi via "sa plateforme officielle de revente, prélevant une commission de 15 % tant à l'acheteur qu'au vendeur", comme l'indique Marion Laboure, économiste chez Deutsche Bank

Les diffuseurs ont également profité de l'événement pour commercialiser les spots publicitaires de 30 secondes intégrés lors des pauses fraîcheur. Un spot pouvait se vendre jusqu'à 300 000 dollars. De son côté, Nike a doublé ses ventes de maillots par rapport à 2022. En outre, des icônes du football comme David Beckham ont pu capitaliser sur leur image via des publicités générées par IA. De quoi rester dans la lumière (à défaut d'être sur le terrain).

Des bénéfices vraiment durables ?

Et comme souvent, ce sont les supporters qui trinquent et paient le prix fort de cette démesure financière, victimes de l'envolée des coûts d'hébergement et de transport, mais surtout de la tarification "en temps réel" de la FIFA. Face à des billets aux prix exorbitants, le président américain Donald Trump a lui-même avoué qu'il "ne paierait pas" les 1 000 dollars demandés pour le match d'ouverture États-Unis-Paraguay. 

Enfin, le bilan s'avère plutôt mitigé pour les seize villes hôtes. Si l'hôtellerie et la restauration ont pu bénéficier d'un coup de boost éphémère, les retombées à long terme restent incertaines. Comme le résume Alexander Budzier, expert en management à l'université d'Oxford, ces méga-événements sportifs génèrent principalement des emplois précaires et font fuir le "touriste traditionnel" : "Cela crée des emplois, mais cela ne crée pas de richesse".

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