Racheté en 2024 par Rodolphe Saadé, patron du géant mondial du transport maritime français CMA CGM, pour la modique somme de 1,57 milliard d'euros, le groupe RMC BFM traverse actuellement une tempête financière.
Si cette opération coûteuse était qualifiée de "stratégique" pour l'influence du milliardaire, la lune de miel est déjà terminée, selon les révélations de L’informé. "En dix-huit mois, la valorisation du petit empire audiovisuel a fondu de près de 40 % !", renseigne le média d'investigation économique.
De nombreux vents contraires
Cette dégringolade du grand groupe français, l'un des plus puissants pôles de médias d'information du pays, s'explique par la combinaison de trois facteurs principaux : la concurrence féroce de CNews, qui bouscule les audiences, mais aussi la baisse des recettes, liée à un marché publicitaire en berne ainsi qu'une fuite des talents. En effet, suite au changement d'actionnaire, nombreux sont les journalistes à avoir actionné leur clause de cession, leur permettant dans ce cas précis de quitter un média avec des indemnités.
BFMTV dans le rouge
Les répercussions sur la rentabilité de RMC BFM ne se sont pas fait attendre. Comme le rappelle L'informé, "bénéficiaire durant douze ans, la chaîne info BFMTV s’est ainsi retrouvée dans le rouge en 2024" (pour ne plus en sortir depuis).
Et, devant l'urgence de la situation, la direction a décidé de serrer la vis en vendant des chaînes locales et en lançant un plan d'économies drastique. Un tournant défensif qui alarme les syndicats, ces derniers pointant du doigt une situation "particulièrement inquiétante".
