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Amazon passe à la vitesse supérieure avec 400 satellites dans l'espace

  • 04 juil. 2026 20:00

Amazon nourrit de grandes ambitions cet été avec son projet d’Internet par satellite. Après un lancement récent, la constellation Leo compte désormais 394 satellites en orbite autour de la Terre, et l’entreprise affirme vouloir lancer un premier service dès cette année.

Entrer en concurrence avec Starlink

Jeudi, une fusée Atlas V de United Launch Alliance a placé 29 satellites en orbite basse autour de la Terre. Amazon Leo, anciennement Project Kuiper, se rapproche ainsi du lancement commercial vers lequel l’entreprise tend depuis des années. Selon Amazon, il y a désormais suffisamment de satellites "prêts à voler" pour desservir les premiers clients dans le courant de l’année.

Ce réseau est appelé à concurrencer Starlink, le service Internet par satellite de SpaceX. Amazon souhaite proposer des débits de téléchargement allant de 100 Mbps à 1 Gbps, en fonction de l’antenne choisie par les clients. Le groupe vise ainsi un vaste marché de l’Internet haut débit dans les zones où la fibre optique ou le réseau mobile font défaut. 

Amazon accuse toutefois encore un retard important sur le leader du marché. Starlink compte désormais plus de 10 000 satellites en orbite autour de la Terre et dessert des millions de clients à travers le monde, tandis qu’Amazon n’en est qu’au tout début de son déploiement. L’entreprise prévoit à terme de lancer plus de 7 700 satellites, mais la licence américaine actuelle ne porte que sur un premier groupe de 3 232 satellites. Cette licence a également été source de pression. 

À l’origine, Amazon devait avoir mis en orbite la moitié de la constellation prévue d’ici juillet 2026, mais cette échéance ne sera pas respectée. L’autorité américaine de régulation des télécommunications, la FCC, a accordé à l’entreprise, plus tôt cette année, un report jusqu’en 2028 pour cette première moitié, tout en maintenant la date butoir de 2029 pour l’ensemble de la constellation.

Et maintenant ?

Amazon affirme qu’un nouveau site de production et d’intégration spécialement aménagé devrait permettre d’accélérer le rythme des lancements. Les prochaines missions utiliseront la fusée Vulcan, capable de transporter des charges plus importantes que l’Atlas V. Cela devrait accélérer le déploiement et offrir une meilleure couverture après le premier lancement commercial. 

L’entreprise a également déjà fait part de ses ambitions européennes. L’autorité de régulation des télécommunications Ofcom a précédemment accordé à Amazon Leo une licence pour fournir un service d’Internet par satellite au Royaume-Uni. Amazon n’a pas encore révélé le coût exact de ce service. La grande question n’est donc pas de savoir si Amazon Leo verra le jour, mais si, avec une entrée en scène aussi tardive, il pourra réellement rattraper ce que Starlink a déjà mis en place.

 

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