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Location de transat et parasol : c’est la plage italienne la moins chère en 2026

  • 08 juin 2026 14:51

En 2026, les tarifs des clubs de plage italiens ont augmenté de 6 % par rapport à l’année précédente. Lignano Sabbiadoro est la destination la plus économique, avec un budget de 157 euros par semaine, tandis qu’Alassio reste la plus onéreuse à 340 euros. Découvrez le classement complet d’Altroconsumo sur dix stations balnéaires, entre hausses de prix, plages publiques et débat sur les concessions maritimes.

Pour celles et ceux qui souhaitent économiser cet été sans renoncer à la mer, il reste encore quelques options. Selon une enquête d’Altroconsumo menée auprès de 222 établissements dans dix stations balnéaires, les prix des plages privées italiennes ont augmenté en moyenne de 6 % en 2026 par rapport à l’an dernier, une hausse cumulée de 24 % au cours des cinq dernières années. Toutes les destinations ne pèsent toutefois pas de la même façon sur le portefeuille.

La plage la moins chère ? Lignano Sabbiadoro

Si vous souhaitez profiter de la mer en Italie sans dépenser une fortune, la destination à noter dans votre agenda est Lignano Sabbiadoro, dans le Frioul-Vénétie Julienne. Avec une moyenne de 157 euros par semaine pour un emplacement dans les quatre premières rangées, c’est la station la plus accessible parmi celles analysées. Un chiffre significatif, surtout si on le compare aux 340 euros d’Alassio, la destination la plus chère d’Italie.

La méthodologie de l’enquête

L’enquête a été réalisée entre le 20 avril et le 20 mai 2026, via des appels téléphoniques anonymes auprès de 222 établissements répartis dans dix stations balnéaires. Pour chaque destination, au moins 20 % des clubs de plage ont été sondés, avec un minimum de dix structures par zone.

Le classement complet, de la moins chère à la plus chère 

  • Lignano Sabbiadoro (Frioul-Vénétie Julienne) — 157 €
  • Rimini (Émilie-Romagne) — 158 €
  • Senigallia (Marches) — 159 €
  • Anzio (Latium) — 179 €
  • Palinuro (Campanie) — 188 €
  • Viareggio (Toscane) — 232 €
  • Taormina et Giardini Naxos (Sicile) — 237 €
  • Alghero (Sardaigne) — 274 €
  • Gallipoli (Pouilles) — 324 €
  • Alassio (Ligurie) — 340 €

En ce qui concerne les tarifs par rangée, le premier rang coûte en moyenne 238 euros la semaine, le deuxième 229 euros, le troisième 219 euros et, à partir du quatrième, 210 euros.

Plages publiques : encore rares, mais les lignes bougent

Pour de nombreuses familles, les plages privées aménagées sont désormais hors de prix, mais la plage publique n’est pas toujours une solution viable : les étendues de sable gratuites se réduisent progressivement au profit des zones sous concession. La commune ligure de Spotorno fait exception à la règle : elle a augmenté sa part de plages publiques tout en garantissant aux baigneurs propreté, surveillance, douches et sanitaires sans coûts supplémentaires.

Ce que veulent les Italiens

Un sondage réalisé entre le 27 et le 30 avril 2026 sur un échantillon de 1 058 personnes a mis en évidence une population partagée : 37 % préfèrent les établissements privés équipés, 35 % les plages publiques, et plus d’un quart se disent ouverts aux deux solutions. Ceux qui choisissent les clubs de plage privés le font principalement pour le confort, dans 80 % des cas. À l’inverse, ceux qui optent pour la plage publique invoquent des raisons économiques dans 79 % des cas, et la liberté de changer de lieu chaque jour (dans 63 % des cas).

La bataille politique autour des concessions

La gestion des littoraux reste le nœud du problème. Parmi les personnes au fait du débat sur les concessions balnéaires, 63 % estiment qu’une réforme devrait se traduire par une baisse des tarifs. De plus, un consommateur sur deux juge désormais indispensable d’introduire un renouvellement périodique des exploitants des établissements.

Altroconsumo dénonce un déséquilibre structurel : les redevances versées à l’État par les concessionnaires sont souvent dérisoires, tandis que les tarifs facturés aux touristes ne cessent de grimper. L’organisation a lancé une pétition nationale, qui a déjà dépassé les 91 000 signatures, réclamant des appels d’offres transparents et périodiques, un plafonnement du nombre de concessions délivrées et une augmentation des plages en accès libre.

Source : Altroconsumo

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