Jeudi, avant même la clôture des marchés boursiers aux États-Unis, SpaceX, la société d'Elon Musk, a annoncé le prix de son introduction en bourse.
"Space Exploration Technologies Corp. (SpaceX) a fixé aujourd’hui le prix de son introduction en bourse de 555 555 555 actions de classe A, à un prix d’émission de 135,00 dollars par action", peut-on lire dans un communiqué de presse de la société. Les actions devraient être cotées le 12 juin 2026 sur le Nasdaq Global Select Market et le Nasdaq Texas, sous le symbole boursier "SPCX".
L'émission devrait être finalisée le 15 juin 2026, sous réserve des conditions de clôture habituelles. En outre, SpaceX a accordé aux souscripteurs une option de 30 jours leur permettant d'acheter jusqu'à 83 333 333 actions supplémentaires de ses actions ordinaires de classe A au prix initial de l'introduction en bourse.
Même s’il s’agit d’une entreprise déficitaire, l’introduction en bourse de SpaceX devrait être la plus importante jamais réalisée. Elon Musk, l’homme le plus riche du monde pourrait gagner 200 milliards de dollars d’un seul coup si le cours de l’action se maintient. Selon l’agence de presse Bloomberg, la fortune de Musk atteindrait alors 988 milliards de dollars.
Comme le révèle le prospectus de l'introduction en bourse, les ambitions de Musk sont particulièrement grandes : il envisage des centres de données d'IA en orbite autour de la Terre, des usines sur la Lune, l'exploitation minière sur des astéroïdes et des colonies sur Mars. Il investit d'ores et déjà des dizaines de milliards dans les fusées, l'IA et une gigantesque usine de puces électroniques. Starlink, le service d'Internet par satellite comptant dix mille satellites, est pour l'instant le seul véritable succès.
L'enthousiasme des investisseurs est alimenté par les antécédents de Musk avec Tesla et la classique "peur de passer à côté". En 2010, Musk a introduit Tesla en bourse. Ceux qui avaient alors acheté des actions pour 1 000 euros ont vu leur valeur grimper jusqu’à plus de 300 000 euros. Jusqu’à 30 % des actions sont accessibles aux particuliers, bien plus que d’habitude.
Les critiques soulignent toutefois le bilan déficitaire, la structure de gouvernance extrêmement concentrée (Musk détenant 85 % des droits de vote) et un éventuel conflit d'intérêts avec ses autres entreprises. Si le cours dépasse les prévisions, Musk pourrait devenir le premier milliardaire du monde.
