Pour ne pas alimenter le surtourisme, certaines villes d’Europe imposent une taxe d’entrée à la journée. Si la mesure semble porter ses fruits, elle alourdit un peu plus le budget des vacanciers.
Plusieurs villes européennes ont décidé d’instaurer une taxe d’entrée journalière, ou taxe d’excursion, pour éviter (ou du moins limiter) les conséquences néfastes du tourisme de masse : pollution, trafic, dégradation, etc. Cet apport d’argent permet également à la ville d’investir dans le développement durable. La taxe de séjour concerne, quant à elle, l’hébergement. Tous les vacanciers qui passent plus d’une nuit à l’étranger paient une taxe, directement ajoutée à leur facture d’hôtel, de gîte ou d’Airbnb. Les recettes récoltées permettent aux collectivités locales de financer certains équipements et infrastructures collectifs. Les touristes qui s’acquittent de cette taxe ne devront pas payer la taxe d’excursion.
En Europe, c’est le montant le plus élevé
Disons-le clairement, ces deux taxes touristiques ont pour objectif de décourager les visiteurs. Ce sont les autorités locales qui en fixent le prix. Aux Pays-Bas, la taxe de séjour peut rapidement atteindre les 20 euros par nuit, pour une chambre standard. Il s’agit du montant le plus élevé d’Europe. Par ailleurs, une taxe de plus de 10 euros est imposée aux croisiéristes depuis 2024. L’Espagne, l’Italie et l’Allemagne se placent sur le podium des pays aux taxes les plus lourdes.
La taxe touristique la plus chère
Avec des tarifs qui montent en flèche pour les vacanciers qui ne réservent pas leur accès à l’avance, la taxe d’entrée journalière a fait couler beaucoup d’encre lors de son application dans la ville de Venise. Et pourtant, ni Venise, ni même Barcelone ne détiennent le record des taxes les plus chères. Pour lutter contre les dérives du tourisme de masse lié, notamment, à la drogue et au sexe, c’est Amsterdam qui se hisse à la première place des villes aux taxes touristiques les plus élevées, à la fois en mer et sur terre.
