Les plages italiennes coûtent de plus en plus cher : selon une enquête d’Altroconsumo menée auprès de 222 établissements dans dix stations balnéaires, les prix des clubs de plage en 2026 ont augmenté de 6 % par rapport à l’année précédente, avec une hausse cumulée de 24 % au cours des cinq dernières années.
Celles et ceux qui souhaitent s’offrir un transat au premier rang cet été devront mettre la main au portefeuille, plus que d’ordinaire. Selon une enquête de l’association des consommateurs Altroconsumo, les tarifs des établissements balnéaires italiens ont progressé en moyenne de 6 % par rapport à 2025, portant l’augmentation globale de ces cinq dernières années à un niveau conséquent de 24 %. Alassio conserve son titre de station la plus chère de la péninsule, tandis que Lignano Sabbiadoro reste la plus abordable. En toile de fond, une pétition pour davantage de plages publiques et des concessions transparentes a déjà recueilli plus de 91 000 signatures.
La méthodologie
L’enquête a été réalisée entre le 20 avril et le 20 mai 2026, via des appels téléphoniques anonymes auprès de 222 établissements répartis dans dix stations balnéaires. Pour chaque destination, au moins 20 % des clubs de plage ont été sondés, avec un minimum de dix structures par zone.
Le classement des stations balnéaires les plus chères
Le critère retenu est le tarif hebdomadaire moyen pour les quatre premières rangées de parasols et transats. Voici le classement complet, de la plus chère à la plus économique :
- Alassio (Ligurie) — 340 €
- Gallipoli (Pouilles) — 324 €
- Alghero (Sardaigne) — 274 €
- Taormina et Giardini Naxos (Sicile) — 237 €
- Viareggio (Toscane) — 232 €
- Palinuro (Campanie) — 188 €
- Anzio (Latium) — 179 €
- Senigallia (Marches) — 159 €
- Rimini (Émilie-Romagne) — 158 €
- Lignano Sabbiadoro (Frioul-Vénétie Julienne) — 157 €
En ce qui concerne les tarifs par rangée, le premier rang coûte en moyenne 238 euros la semaine, le deuxième 229 euros, le troisième 219 euros et, à partir du quatrième, 210 euros.
Plages publiques : encore rares, mais certains inversent la tendance
Pour de nombreuses familles, les plages privées aménagées sont désormais hors de prix, mais la plage publique n’est pas toujours une solution viable : les étendues de sable gratuites se réduisent progressivement au profit des zones sous concession. La commune ligure de Spotorno fait exception à la règle : elle a augmenté sa part de plages publiques tout en garantissant aux baigneurs propreté, surveillance, douches et sanitaires sans coûts supplémentaires.
Ce que veulent les Italiens
Un sondage réalisé entre le 27 et le 30 avril 2026 sur un échantillon de 1 058 personnes a mis en évidence une population partagée : 37 % préfèrent les établissements privés équipés, 35 % les plages publiques, et plus d’un quart se disent ouverts aux deux solutions. Ceux qui choisissent les clubs de plage privés le font principalement pour le confort, dans 80 % des cas. À l’inverse, ceux qui optent pour la plage publique invoquent des raisons économiques dans 79 % des cas, et la liberté de changer de lieu chaque jour (dans 63 % des cas).
La bataille politique autour des concessions
La gestion des littoraux reste le nœud du problème. Parmi les personnes au fait du débat sur les concessions balnéaires, 63 % estiment qu’une réforme devrait se traduire par une baisse des tarifs. De plus, un consommateur sur deux juge désormais indispensable d’introduire un renouvellement périodique des exploitants des établissements.
Altroconsumo dénonce un déséquilibre structurel : les redevances versées à l’État par les concessionnaires sont souvent dérisoires, tandis que les tarifs facturés aux touristes ne cessent de grimper. L’organisation a lancé une pétition nationale, qui a déjà dépassé les 91 000 signatures, réclamant des appels d’offres transparents et périodiques, un plafonnement du nombre de concessions délivrées et une augmentation des plages en accès libre.
Source : Altroconsumo
